La
famille Le Bel
En prévention d'échecs auxquels toute industrie
risque d'être exposée, les Le Bel ne voulaient pas exercer uniquement
la fonction d'industriels. Ils s'adonnaient également à l'agriculture.
Cette dernière permettait à l'entreprise de survivre aux crises résultant
des caprices du marché pétrolier. Sans cette activité agricole, on peut
penser aujourd'hui que les Le Bel n'auraient pas pu garder l'entreprise
en vie aussi longtemps. La ferme attenante au château qui était exemplaire
à cette époque, que Le Bel, le deuxième de la génération a fait construire
vers 1805, est le témoin de cette activité.
En 1879, l'éminent savant
J.A. Le Bel, le quatrième de la génération, qui travaillait dans son laboratoire
à Paris et fit des expériences pratiques dans l'entreprise familiale,
introduisit le premier forage mécanique, ce qui permit de découvrir des
gisements d'huile légère accompagnée de gaz. Fondateur de la chimie organique
moderne, J.A. Le Bel était d'abord un chimiste de renommée mondiale. Son
nom reste lié sur le plan régional au développement économique du nord
de l'Alsace. Il était membre de l'Académie des Sciences et l'Institut
Le Bel de l'Université de Strasbourg .
J.B.
Boussingault
J.B. Boussingault, pionnier de la chimie agricole, avait
épousé la soeur de F. A. Le Bel (troisième de la génération).
Il travaillait dans son laboratoire au Liebfrauenberg et contribua
à résoudre nombre de problèmes techniques
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| Le vendeur de graisse "Karichschmiermann"
Au début
du siècle un marchand ambulant, le KARICHSCHMIERMANN, personnage
symbolique de Pechelbronn, poussait sa brouette, chargée d 'un
fut en bois, de village en village. Dans ce fût une graisse noire,
en provenance de la raffinerie de Pechelbronn, était utilisée
par les paysans pour graisser les essieux des chariots. Son nom HEBTING
Louis né à PREUSCHDORFen 1854. Il s 'installa comme agriculteur
à SCHONENBOURG. Laissant l'exploitation de sa femme à sa
femme et ses deux fils, il préféra une me bohémienne
et rouler sa bosse sur les route de l'Outre- Forêts. Jamais pressé,
il aimait s'allonger à l'ombre des arbres qui bordent les routes
de campagne. Avec le temps, lui et sa brouette furent connus de toute
la population du nord de l'Alsace et il devint ainsi le personnage légendaire
tel que l'a peint le peintre Louis Philippe KAMM en 1928. Louis HERTING,
le " Karichschmiermann ", est mort en 1933 à Schoenenbourg
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